L’objectif de cette étude était d’évaluer le taux d’échec de l’anesthésie neuraxiale de novo réalisée par rachianesthésie à injection unique ou par péri-rachianesthésie combinée pour une ligature tubaire en post-partum dans notre établissement, ainsi que les variables associées à cet échec.
MéthodeNous avons mené une étude de cohorte rétrospective monocentrique auprès de personnes ayant bénéficié d’une ligature tubaire en post-partum sous anesthésie neuraxiale de novo (rachianesthésie à injection unique ou péri-rachianesthésie combinée), entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2022, au Baylor Scott & White Medical Center–Temple (Temple, Texas, États-Unis). L’échec de l’anesthésie neuraxiale était défini comme une conversion vers une anesthésie générale impliquant l’utilisation d’une sonde endotrachéale ou d’un dispositif supraglottique, l’administration de propofol intraveineux à une dose > 10 mg, de fentanyl intraveineux > 100 µg, ou l’utilisation de protoxyde d’azote inhalé.
RésultatsAu cours de la période d’étude, 243 personnes ont bénéficié d’une ligature tubaire en post-partum sous rachianesthésie à injection unique ou péri-rachianesthésie combinée, et l’anesthésie neuraxiale a échoué chez 28 (11,5 %) de ces personnes. L’analyse de régression logistique multivariée conçue pour prédire l’échec de l’anesthésie neuraxiale a mis en évidence qu’une augmentation de 5 minutes entre la réalisation de la rachianesthésie et l’incision cutanée était significativement associée à un échec de l’anesthésie neuraxiale (rapport de cotes ajusté [RCA] : 3,10; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 2,01–4,79; P < 0,001). De même, une augmentation de 5 minutes entre l’incision cutanée et la fermeture cutanée était également associée à un risque accru d’échec (RCA : 1,35; IC 95 % : 1,10–1,66; P = 0,004).
ConclusionLe taux d’échec de l’anesthésie neuraxiale chez les personnes ayant bénéficié d’une ligature tubaire en post-partum sous rachianesthésie par injection unique ou péri-rachianesthésie combinée s’élevait à 11,5 %. Les délais entre la réalisation de la rachianesthésie spinale et l’incision, ainsi qu’entre l’incision et la fermeture, étaient indépendamment associés à cet échec.
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